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Actualité — Publié le 03 octobre 2019 à 11:55 par Jacques Pont-Neuf

Alice et le maire : notre Label L'Autre Regard du mois

Après Quai d’Orsay et le poulain, cette comédie brillante portée par un grand Fabrice Luchini, prouve que notre monde politique est un formidable réservoir à fictions.

La figure de l'homme politique dans le cinéma français s’est longtemps limitée à celle d’un Jean Gabin pérorant à l'Assemblée nationale dans Le Président d’Henri Verneuil en 1961. C’est beaucoup et c’est bien peu. Récemment, quelques tentatives ont essayé de faire bouger les lignes (Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier, L'Exercice de l’État de Pierre Schoeller ou Le Poulain de Mathieu Sapin). Alice et le maire de Nicolas Pariser s’inscrit dans cette belle lignée. Fabrice Luchini incarne Paul Théraneau, le maire de Lyon. L'élu, jadis si dynamique et plein de verve, n’a plus d’énergie. Ses collaborateurs s’affolent, cherchent comment faire repartir la machine. Et c’est là que surgit Alice (Anaïs Demoustier), une brillante philosophe propulsée à ses côtés un peu par hasard. Tel un tragédien bloqué au milieu d’une tirade, le maire lui avoue sans se dérober sa panne d’inspiration : "Avant j’avais vingt-cinq, quarante idées par jour. Et puis un matin, je me suis réveillé et je n’avais plus d'idée… Alice, il faut que vous me fassiez penser !"

Joli programme qui devient celui du film tout entier ; mais comment rendre la pensée en action cinématographique ? Nicolas Pariser opte pour une confrontation feutrée entre le vétéran de la politique et la jeune idéaliste qui croit encore au Grand Soir des idées. En faisant souffler un vent de romanesque sur leur relation, le cinéaste multiplie les intrigues et les situations palpitantes. Découvert avec Le Grand Jeu en 2015 qui explorait déjà l'univers de la politique, Nicolas Pariser avoue s’être à la fois inspiré des comédies de Sacha Guitry et de la série américaine À la Maison Blanche. Et ça marche : Alice et le maire est une comédie d’action, sans explosion ni cascade peut-être, mais terriblement stimulante et humaine.

 

3 bonnes raisons d'y aller :

1. Pour la sobriété du jeu de Luchini

On le sait, l'acteur aime les mots et les manie comme personne. Le voici cependant obligé ici de se faire violence dans la peau de ce maire (presque) sans voix. Un exercice tout en retenue qui lui va portant très bien. Il signe l’une de ses plus belles performances d’acteur.

2. Pour le calme d’Anaïs Demoustier

Face au monstre Luchini inutile de hausser le ton. Anaïs Demoustier, à l'image de son personnage, avance d’abord discrètement, observe de loin, avant de faire éclater son implacable intelligence d’esprit. Témoin, la scène de l'écriture du discours, appelée à devenir un classique.

3. Pour sa fonction citoyenne

Si le monde politique s’affiche sans arrêt dans les médias, il reste pour beaucoup un univers mystérieux et hors de portée. C’est toute la force de ce film que de le rendre accessible et permettre au spectateur de mieux comprendre le fonctionnement de notre démocratie.

 

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