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Actualité — Publié le 27 mars 2019 à 15:01 par François Champy

C'est ça l'amour : notre label L'Autre Regard du mois

Le deuxième long-métrage de Claire Burger (Party Girl) est une déclaration d'amour à la paternité incarnée par le bouleversant Bouli Lanners.

Depuis Forbach, son premier court métrage, Claire Burger, issue de la Femis, a mis au point un dispositif de mise en scène imparable consistant à prendre des acteurs amateurs à qui elle fait jouer plus ou moins leurs propres rôles pour un résultat désarmant de naturel. Dans son premier film, Party Girl, coréalisé avec Marie Amachoukeli et Samuel Theis, elle poussait le concept assez loin puisqu’il s’agissait pour « l’actrice »principale de rejouer sa vie d’entraîneuse et de renouer fictivement avec ses quatre enfants qu’elle n’avait jamais élevés dans la vraie vie… Dans C’est ça l’amour, son premier long en solo, Claire Burger fait une entorse à ses principes : elle a donné le rôle principal à Bouli Lanners, le formidable comédien belge vu chez Albert Dupontel, Gustave Kervern et Benoît Delépine ou encore Dany Boon, qui est un peu comme le Vincent Lindon de La Loi du marché, lâché au milieu d’acteurs non professionnels… Il est incroyable dans ce film qui dresse le portrait d’un père élevant seul ses deux filles depuis le départ soudain de la mère du domicile familial. Dépressif, paumé, incapable de comprendre ses filles (Frida, 14 ans et Niki, 17), en plein âge ingrat. Mario parviendra-t-il à surmonter ses angoisses ? Les débutantes Justine Lacroix (Frida) et Sarah Henochsberg (Niki) forment avec Bouli Lanners un trio familial d’une tendresse infinie, entre maladresses, non-dits, incompréhensions et élans d’affection. Claire Burger déjoue le schéma patriarcal classique en montrant notamment une épouse et mère lassée de la vie de famille, sans toutefois la condamner. C’est ça l’amour apparaît en définitive comme une étude des rapports amoureux et filiaux dont la complexité est restituée avec une justesse qui évoque les meilleurs films des frères Dardenne ou de Maurice Pialat.

Les 3 bonnes raisons d'y aller : 

1. Pour le regard aimant
Le titre du film dépeint autant une famille secouée par la séparation parentale qu’il décrit le regard de Claire Burger sur ses protagonistes. Dans les trajectoires de chacun, la cinéaste filme le chemin de la reconstruction avec une tendresse infinie et sincère.

2. Pour Bouli Lanners
L’acteur bouleverse de pudeur dans le rôle de Mario, un homme déboussolé par le départ de sa femme. Lanners utilise avec force son corps massif, tantôt raide dans son incapacité à communiquer, tantôt enveloppant lorsqu’il doit s’occuper de ses filles en pleine quête identitaire.

3. Pour la force poétique
Tout au long du film, Claire Burger insiste sur les bienfaits de la culture (le musée, le théâtre). C’est d’ailleurs un choc artistique qui enclenche le processus réparateur lorsque Mario découvre avec émerveillement un pas de deux dansé sur du Mozart, extrait du ballet Le Parc d’Angelin Preljocaj.

Découvrez la bande-annonce du film : 

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