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Actualité — Publié le 21 juillet 2020 à 10:00 par Juliette Guillaume

Il était une fois... la saga James Bond

La séance Il était une fois... reprend la saga de James Bond interprété par Daniel Craig.

Un homme violent, sans foi ni loi, un agent indomptable qu’il va falloir maîtriser : c’était le projet de l’écrivain Ian Fleming lorsqu’il créa James Bond. Le plus étrange, au fond, c’est que cette idée ne fut finalement menée à bout au cinéma que récemment.

Dès les premières minutes de Casino Royale, tout est mythologique. Daniel Craig s’assoit dans le fauteuil et s’offre son permis de tuer. Il défonce ensuite les murs d’un immeuble en construction, comme une machine encore en rodage. Juste avant, il venait de casser la tête d’un méchant sur la lunette des toilettes. Là, à ce moment précis, quelque chose s’est produit. Les présentations venaient d’être faites ; le rôle était à Craig. On l’a revu trente fois ce début – le prégénérique, la grue, l’ambassade. On l’a vu trente fois parce qu’il dégoupille une grenade qui saute au visage et dont les effets ne s’estompent pas depuis quatorze ans. Martin Campbell réussissait ici la renaissance, la vraie. Un film qui remplissait le cahier des charges à la perfection (personnage féminin puissant, martini et violence froide), qui imposait un nouveau Bond – moderne, impérial, avec ce qu’il faut d’émotion. Un film, surtout, qui parvenait pour la première fois de l’histoire à saisir le mythe Bond (machine à fantasmes enfin réalisés) tout en proposant un vrai film de cinéma qui allait redéfinir le film d’action contemporain.

Après le Quantum of Solace plus romantique de Mark Forster, c’est Sam Mendes qui s’empara du personnage. Le cinéaste débarque avec le génial chef opérateur Roger Deakins dans ses bagages et quelques bons tours dans son sac : Skyfall est un film sur M et sur les racines biographiques de James Bond, ses traumas, sa jeunesse qui s’enfuit. Ce James Bond-là (et sa suite logique 007 Spectre) est shakespearien, œdipien, tragique. C’est dans cette orientation hyper moderne qu’on voit finalement ce qu’a apporté Craig, progressivement, lentement. Il joue le commandeur, James Bond, comme une brute épaisse capable de se confronter à ses sentiments. Un tueur au sang froid qui n’hésite pas à pleurer sous la douche. Le Bond de Craig, c’est une idée éminemment contemporaine de l’homme alpha. Avec lui, James Bond ne vit plus dans une bulle d’éternité et ne se contente pas d’aventures interchangeables. Il se débat avec sa mortalité. Comme il l’avait annoncé à M dès le premier quart d’heure de Casino Royale, « Les double-0 ont une espérance de vie très courte ; votre erreur ne durera pas ». L’ère Craig qui s’achève avec Mourir peut attendre aura duré quatorze ans et elle mérite une revisite.

La séance Il était une fois... reprend la saga de James Bond interprété par Daniel Craig. Chaque séance sera précédée d’une présentation par Philippe Rouyer, journaliste et critique de cinéma. Du 5 août au 1er septembre, redécouvrez votre espion préféré sur écran. Une petite mise en bouche avant le prochain volet tant attendu…

Casino Royale, de Martin Campbell.

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Quantum of Solace, de Marc Forster.

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Skyfall, de Sam Mendes.

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007 Spectre, de Sam Mendes.

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