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Actualité — Publié le 09 novembre 2018 à 10:00 par Benoît Saumois

Insolite voyage à l'Hôtel El Royale...

Insolite voyage à l'Hôtel El Royale... Le talentueux Drew Goddard (La Cabane dans les bois) signe un polar en trompe-l’œil servi par une distribution impressionnante.

El Royale, c’est un hôtel miteux au bord de l’immense lac Tahoe, frontière naturelle entre la Californie et le Nevada. Un repaire idéal pour celles et ceux qui veulent se mettre au vert. Surtout si on est pourchassé par des forces implacables. Une nuit d’orage, sept étrangers (un prêtre, une chanteuse, une femme fatale, un braqueur de banques...) se retrouvent coincés dans l’établissement. Un drôle d’hôtel, en vérité, avec des miroirs sans tain et un mystérieux manager... Il serait criminel d’en dévoiler plus puisque Sale temps à l’hôtel El Royale est, comme le lieu de l’action, bien plus que ce qu’il semble être (un huis clos sanglant à la Quentin Tarantino). Normal, après tout, puisqu’il s’agit du nouveau film écrit et réalisé par le petit génie Drew Goddard. Un scénariste formé aux meilleures séries télé (Buffy contre les vampires, Alias, Lost et autres trésors de la culture pop) et un réalisateur révélé il y a six ans par La Cabane dans les bois.

Un script en acier trempé

Avec Sale temps à l’hôtel El Royale, il livre sa relecture du cinéma d’horreur doté d’un script en acier trempé qui dissimule une réflexion passionnante sur le genre. Pas étonnant lorsqu’on sait que Goddard a écrit Cloverfield, film de monstre géant planqué dans un film en found footage... Outre son récit dément et dingo, l’autre force de Sale temps à l’hôtel El Royale réside dans son casting : Jeff Bridges en prêtre alcoolo, Jon Hamm en gérant élégant, Dakota Johnson en flingueuse, Cynthia Erivo (également ce mois-ci dans Les Veuves de Steve McQueen) en chanteuse soul, et surtout Chris Hemsworth, absolument génial en paumé hippie qu’on croirait surgi d’un film de casse des années 70. En les enfermant pour mieux se flinguer et se trahir dans cet hôtel au look rétro (inspiré du fameux hôtel casino Cal Neva, détenu un temps par Frank Sinatra et Dean Martin), Goddard s’amuse au fond avec un siècle de mythologie américaine où l’histoire s’écrit à coups de pétoires, de whisky et de cartes de poker dans les saloons et les casinos – et, à l’arrivée, dans les salles de cinéma. Si vous pensiez que Sale temps à l’hôtel El Royale était un simple polar en huis clos, on vous prévient une dernière fois avant que vous n’y preniez une chambre : vous allez au-devant de sacrées surprises.

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