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Actualité — Publié le 01 mars 2019 à 19:10 par Jacques Pont-Neuf

Le Mystère Henri Pick : Fabrice Luchini et Camille Cottin en vadrouille

Dans Le Mystère Henri Pick de Rémi Bezançon, Fabrice Luchini part à la recherche d'un mystérieux auteur à succès...

Au cinéma, les images prennent en grande partie la parole grâce aux mots d’un scénario. Mais ces mêmes mots ont l’importance que les cinéastes veulent bien leur donner. Ils peuvent servir de moteur à l’action comme dans le récent film d’Olivier Assayas, Doubles Vies, ou devenir le vecteur d’un suspense intenable, tel un ennemi qui avancerait masqué. C’était le cas dans le roman de Delphine de Vigan, adapté au cinéma par Roman Polanski, D’après une histoire vraie. Sur cette idée de toute puissance, c’est l’écrivain italien Umberto Eco dans Le Nom de la rose, qui a ouvert la boîte de Pandore en 1980. « Personne ne devrait se voir interdire de consulter ces livres » déplore le héros du roman, un moine franciscain du XIVe siècle incarné par Sean Connery dans le film qu’en a tiré Jean-Jacques Annaud. « Peut-être sont-ils considérés comme trop précieux ? Trop fragiles ? » tente son fidèle compagnon Adso (Christian Slater). « Non, ce n’est pas cela, lui répond son maître. C’est parce qu’ils renferment souvent une sagesse différente de la nôtre, et des idées qui pourraient nous amener à douter de l’infaillibilité de la parole divine. Et le doute, Adso, est l’ennemi de la foi. » Moralité : Contrairement aux hommes, les mots, eux, ne mentent jamais.

Les mots cachés
À l’heure où l’écrit connaît un regain de forme, les mots reprennent logiquement du poil de la bête. Il n’est pas un jour, en effet, où 280 signes pianotés à la hâte sur un réseau social ne déclenchent des tempêtes planétaires. Si l’écrit se porte bien, les mots peuvent aussi se vider de leur sens, comme fatigués d’eux-mêmes. Un film ce mois-ci se propose d’en sacraliser la puissance et ses effets. Dans Le Mystère Henri Pick de Rémi Bezançon, adaptation d’un roman de David Foenkinos, un livre est au centre de l’intrigue. Un ouvrage signé d’un parfait inconnu qui a échappé au petit monde littéraire germanopratin et qui se permet de devenir un best-seller. Qui a écrit ce texte ? Henri Pick, peut-on lire sur la couverture. Pick est un pizzaïolo breton décédé deux ans auparavant et dont la seule prose connue est sa liste de course. Un éminent critique littéraire mène l’enquête. Celui-ci est incarné à l’écran par le plus grand amoureux des mots en activité : Fabrice Luchini. La quête de son personnage est non seulement de rétablir la vérité sur les origines du manuscrit mais surtout de prouver que le nouveau Proust ne sommeille pas forcément dans l’immense salon d’un beau quartier parisien ou dans les tours d’un château. De toute façon, comme l’écrit David Foenkinos : « Les écrivains sont dingues, tout le monde le sait. Et ceux qui ne sont pas publiés, ça doit être encore pire. »

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